L'école secondaire au Québec vu de notre immigration!


Nous y voilà. Nous sommes en plein dedans. Le fameux choix pour l’école secondaire.
Je m’en souviens comme si c’était hier. À peine arrivés au Québec, que la question de l’école nous préoccupait déjà. Le choix, les différences, le public ou le privé… Pour ce dernier choix, nous qui venions du service public français, nous ne nous étions jamais posé la question. Mais il semblerait qu’ici ce soit un vrai sujet à débat.
Pour rappel, notre ainée est en 6ème année d’école primaire. Soit la dernière. L’année de tous les défis, la fin d’une période et le début d’une nouvelle.


Le choix du secondaire

Pour ne pas avoir à paniquer durant les premiers mois de la 6ème année, il commence dès la 5ème année du primaire (quand les enfants ont 10-11ans). Très rapidement nous avons compris les enjeux et les stratégies de cette « chasse » aux écoles. Vivant à Montréal, nous avons accès à une multitude d’écoles…privées. Je suppose que cette course doit être différente en région où le choix est plus restreint et plus évident.

L’an passé, nous avions visité 5 écoles dont l’école publique de notre quartier. 

Le but de ces visites est donc, au départ, de se faire un premier avis sur l’école. L’enseignement, le style, les options et autres concentrations (options) mise en avant par l’école sont méticuleusement étudiés durant ces heures à arpenter Montréal (ou presque).

Nous avons découvert que les écoles rivalisaient pour faire en sorte que les parents et les enfants soient sous le charme. Du petit cadeau d’accueil aux enfants (stylos, trousses, gourde, sac à l’effigie de l’école) en passant par les spectacles, ateliers, etc. Tout est calculé.

Notre expérience avec le privé:

Nous sommes restés impressionnés lors de notre toute première visite d’une école privée secondaire : accompagnement individualisé par un élève, professeurs très présents, attention aux petits visiteurs, mais surtout : la foule et la compétition qui sort de tout cela. 

Le calendrier des écoles se chevauche parfois, il faut donc prévoir à l’avance ses visites. Je vous le dis d’office : cela prend souvent 3 fins de semaines complètes pour 5 écoles et les visites durent entre 2 heures et 4 heures!

Nous sommes allés dans des écoles où l’on pouvait participer à des ateliers divers : fabrication de glace (chimie), dissection (biologie, sciences de la vie et de la Terre), démonstration de sport et j’en passe.


La visite du secondaire nous a semblé être un beau show : qui de l’école sera la plus attirante, la plus fun ou encore la plus élitiste! Bienvenue en Amérique du Nord!

Après chacune de nos visites, nous ressortions étourdis, fatigués et parfois découragé par toute l’information à digérer et à intégrer.
Nos repères en tant que parents étaient flous. Encore plus en tant qu’immigrants. Jamais nous n’avions eu à vivre un truc pareil. On aimerait accompagner au mieux nos enfants mais on se retrouve souvent plus dans la position de l’apprenant quand vient ce fameux choix à prendre pour l’école secondaire.

Une fois cette première sélection faite, le reste de l’année se déroule sans soucis…jusqu’à l’entrée en 6ème ou dès la rentrée on est rattrapé par ce fameux choix à faire…et les tests à passer. Ces tests se passent toujours entre octobre et novembre pour les plus tardifs. Et certains parents (et écoles) mettent tellement de pression, que des enfants se retrouvent à passer tout l’été à travailler pour réussir les dis-examens.

Comme certaines écoles font leurs tests en même temps, le choix doit se faire bien avant.
Apparemment depuis quelques années, le système de sélection évolue : au privé, il est maintenant possible de ne plus passer ces tests lorsque l’on a bulletin de 5ème exceptionnel ou très bon et qu’un membre de sa famille fréquente déjà l’établissement.

Au public, il y a aussi deux façons de procéder :


  • Soit l’enfant rentre au « régulier » (sans option particulière) et a simplement besoin de présenter sa demande vers le mois de mars (à la fin de la 6ème) et l’inscription se fait automatiquement (et sans refus si vous êtes dans le bon secteur).
  • Soit des tests doivent être faits par les enfants pour tenter d’être choisi dans ce qu’on appelle les concentrations. De plus en plus, ces options ressemblent à celles des écoles privées : langues, PEI (programme d’études internationales), sciences, sports, arts.

Nous y voilà donc… Reste maintenant à la soutenir dans ses choix, car nous ne sommes définitivement pas le genre à forcer nos enfants dans leurs envies… et puis 11 ans, c’est un peu jeune pour se décider d’un avenir? Non?

PS: J'oubliais une chose. Au privé on fait payer pour payer ce genre de test, contrairement au public. Bonjour l'inclusion dans les écoles au Québec!  Un article fort intéressant sur ça.

PS2: Le coût des études au privé oscille entre 3500 et 5000$ l'année. Avec souvent des frais annexes comme la tenue, les sorties scolaires etc...

Commentaires

Anonyme a dit…
MM principe aux states mais alors vous pouvez doubler, tripler le cout des ecoles privees!!!! c'est ridicule!

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